Ses couples primés à Paris

Marie-Christine SOHM vient d’être récompensée par l’académie des Arts Sciences et Lettres

 

« C’est une reconnaissance » dit simplement la jeune femme quelques jours après avoir reçu la médaille de bronze décernée par cette société académique fondée en 1915 et couronné par l’Académie française.

 le 21 mai, Marie-Christine SOHM a quitté Einville Au Jard, où elle vit et a son atelier de sculpture, pour la capitale, où le diplôme accompagnant cette médaille lui a été remis en présence des lauréats de la promotion 2011.

« La déléguée régionale de l’académie avait vu mes sculptures à l’occasion d’une exposition et m’a demandé d’envoyer un dossier. J’ai eu la bonne surprise, quelque temps plus tard, de recevoir un courrier annonçant ma sélection et cette médaille de bronze », ajoute l’artiste dont la modernité de la démarche et la qualité du travail ont séduit le jury de l’académie.

 

Marie-Christine Sohm s’est engagée dans la sculpture il y a six ans seulement, attachée à y introduire une volonté écologique passant par l’utilisation de matériauxde récupération.  « Je travaille uniquement le métal auquel je redonne une deuxième vie. J’essaie de rendre aérien élevé, ce matériau lourd et

rébarbatif au travers de personnages qui semblent attirés vers le ciel », confie la jeune femme. Des personnages formant des couples, encore et toujours, l’artiste recherchant l’harmonie des formes pour des pièces à chaque fois unique. Nettoyer, poncer, le métal s’adoucit sous les doigts de Marie-Christine Sohm qui veut qu’on puisse le toucher, les caresser. Métal froissé, tordu, chauffé, soudée, l’artiste jouant sur le déséquilibre pour offrir au regard des sculptures pourtant solidement arrimés à leur socle, poli lui aussi. Quand elles ne sont pas comme prisonnière d’un cercle, allégorie de la fragilité du couple oscillant entre l’union et la désunion. A ces femmes et hommes, Marie-Christine offre des visages de pierre ou de métal. Mais lisses toujours, les galets ajoutant une note de couleur claire à ses sculptures, que leur créatrice n’hésite pas à reprendre parfois, lorsque l’inspiration lui en prend, le métal se prêtant à ces vies renouvelées.

A tous les couples, l’artiste D’Einville Au Jard donne un nom. « C’est aussi important pour moi que pour leurs futurs propriétaires », constate-t-elle en jetant un œil presque matériel sur ses œuvres très abouties, qu’elle expose désormais régulièrement un peu partout en France.

 

 

 

 

A Paris actuellement.

 

o C’était l’occasion de la biennale d’art de Morangis, en Moselle, que les œuvres de Marie-Christine Sohm ont été repérés en 2010 par la déléguée régionale de l’académie Arts Science Lettre.

o Les sculptures de l’artiste d’Einville Au Jard sont actuellement visibles pour trois semaines à Paris à la galerie Monod dans le 15e arrondissement.

o Marie-Christine Sohm expose également dans des galeries à Bordeaux et Paimpol, ainsi que régulièrement dans des salons internationaux de Dijon et Lyon, notamment.

o Pour en savoir plus : www.sohm-sculpture.fr